Manger : Voilà un acte a priori tout ce qu’il y a de plus banal et répétitif mais… la table est aussi associée à nos souvenirs, nos émotions, notre humeur…

Il est possible de cultiver l’appétit de vivre et le désir de se faire du bien mais avant cela décryptons la faim

Faim homéostatique

Celle-ci nous vient de Cro-Magnon, c’est elle qui nous permet de survivre ; à ceci près que nous n’avons plus besoin de chasser pour nous rassasier… Elle permet au corps de fonctionner et de trouver son équilibre énergétique.

Cette faim nous la ressentons quand notre ventre gargouille avec insistance, quand nous ressentons des nausées quelquefois et aussi, on peut avoir le sentiment d’être à cran, surtout quand il est tard, que rien est prêt et que « chéri » et les gosses nous sortent la fameuse phrase : « On mange quoi ce soir ! »

Parfois, cette régulation est mise à mal par des excès ou des régimes, et il devient plus difficile d’écouter les signaux de notre corps : la faim, la satiété, la satisfaction…

Faim hédonique

C’est parce qu’un autre type de faim vient perturber les signaux et leur bonne interprétation : la faim hédonique.

Elle se traduit par une irrésistible envie de manger, sans rapport avec le moindre besoin.

Nos sens peuvent en être le déclencheur :

Exemples

  • la publicité de cette fameuse glace dont vous raffolez
  • ce jeune homme en train de croquer dans ses chips dans la salle d’attente chez le médecin ou encore
  • cette odeur de pain au chocolat le matin quand vous passez devant la boulangerie

Bizarrement, cette faim-là nous pousse plutôt vers des aliments gras ou sucrés que vers une botte de radis.

Mais quel rapport avec la choucroute, me direz-vous ?

Comme cité précédemment, manger invite tous nos sens à la fête : l’odorat, le goût, le toucher, la vue et l’ouïe. C’est donc un acte complet et formidablement sensuel, susceptible d’influencer notre humeur. En apprenant à manger mieux, à manger en conscience, vous serez plus heureux et mieux dans votre assiette.

Essayez de distinguer ces deux faims et notez les sensations qui y sont associées pendant toute une semaine.

A méditer

« Il n’est de bons repas que ceux qu’appétit assaisonne. » Antoine-Louis le Brun